1 – Être parfois fatigué pour être en forme au bon moment:

Il est normal qu'un enfant rentre très fatigué d'un entraînement. Le corps va se reconstruire et se transformer pour répondre à ce “stress” induit par cette charge de travail élevée.

Il ne doit cependant pas rentrer épuisé de chaque entraînement afin d'éviter de laisser s'installer un état de fatigue chronique (surentraînement : sensation de lassitude, perte du sommeil, manque d'appétit, perte de poids, augmentation de la fréquence cardiaque au repos, baisse de performance, risque de blessure...).

Il est ainsi important de respecter des phases de repos relatif (parfois de repos total) et d’accepter des séances “relax” où l'enfant na va pas avoir l'impression de faire grand chose.

En cas de doute parlez-en à l'entraîneur afin, d'une part, qu'il puisse vous expliquer dans quelle phase de travail il se trouve et, d'autre part', qu'il puisse réguler ses séances en fonction de l'état de fatigue de l'enfant.

 

2 – Être au “top” tout le temps ?:

Droit à l'erreur, droit à la contre-performance, au passage à vide... La performance n'est pas linéaire ; un enfant ne sera jamais au “top niveau” du début de la saison jusqu'à la fin. L’entraînement (pour les plus grands bien sûr) et le suivi de l'entraînement c'est justement de jouer avec ces creux et ces vagues, c'est organiser des “grosses” séances bien fatigantes pour cibler des phases où l'enfant va “surcompenser”. La baisse de performance momentanée est donc normale. Parlez-en à l'entraîneur si elle vous alerte. Car les enfants ne réagissent pas tous de la même manière et il ne faudrait pas que certains entrent dans une phase de surentraînement.

 

3 – L'hygiène de vie, c'est quoi ?:

De bonnes phases de sommeil (se coucher tôt, se permettre une petite sieste de temps en temps), une alimentation variée (sans se priver de rien tout en étant vigilant sur la consommation d'aliments “plaisir”), une bonne hydratation (boire surtout entre les repas, ne pas attendre d'avoir soif pour boire, se promener avec sa bouteille d'eau ou sa gourde, ne jamais l'oublier à l'entraînement), gérer son stress (alors ça c'est pas évident … se concentrer sur la technique plutôt que sur le résultat, le podium), prévenir les blessures (respecter les phases de repos relatifs et complets, s'étirer).

 

4 – Etirez-vous !:

Les jeunes doivent s'étirer “à froid”, longtemps (30' à 1h minimum) après une séance. Il semblerait que s'étirer le soir, avant le coucher, soit bénéfique. Quoi faire ? Les enfants sauront quoi faire grâce à quelques exemples réalisés en douceur à la fin des séances d'entraînement ou lors de séances spécifiques. Car ils restent très intéressant pour l'amplitude du mouvement, pour limiter les blessures en cas de chute, pour accompagner la “musculation”, pour prévenir les courbatures à long terme, pour se relaxer, etc.

Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas votre enfant s'étirer avant un entraînement ou une compétition ; ils sont en général néfastes à la performance. Par contre les jeunes feront des exercices dynamiques pour préparer leurs muscles à l'effort.

Retenez qu'il ne faut jamais s'étirer après une grosse séance ou si vous suspectez un début de blessure (risque d’aggravation). Ils n'aident pas à résorber des courbatures installées.

 

5 – Dédramatisez la blessure:

La blessure n'est pas la fin du monde, même si elle est parfois dure à supporter sur le moment et pendant la longue phase de reconstruction. Attention surtout au blessures à répétition qui sont révélatrice d'une “mauvaise” hygiène de vie, d'une “mauvaise” méthode d'entraînement, d'un geste technique pas toujours juste, d'une fatigue chronique, etc.

Dédramatisez car elle peut permettre à l’athlète de prendre du recul sur son engagement sportif (savoir vraiment pourquoi on s'investit pour “bien sûr” mieux repartir), lui permettre de faire autre chose (entraînement spécifique sur des zones non affectées lors de la reprise en douceur de l'activité, “imagerie mentale”), lui permettre d'avoir d'autres rôles (aide-coach, farteur, etc.), lui permettre d'enfin se reposer, lui permettre de comprendre les étirements et le renforcement musculaire grâce au kiné, etc.

Deux écueils sont à éviter : être impatient et reprendre “à fond” avant la date prévue (possibilité toutefois de faire des exercices spécifiques ne mettant pas en jeu le groupe articulaire ou musculaire lésé), sombrer dans le défaitisme (se persuader qu'il va rapidement guérir et se voir le faire semble aider la guérison).

Surtout, certains athlètes ont réussi à reprendre à un meilleur niveau à l'issue d'une blessure (grâce au fameux “jeu” des creux et des vagues qui permettent de surcompenser).

 

6 – La compétition, pour quoi faire ?:

La compétition n'est pas une fin en soi ; c'est juste un moyen de vivre des expériences originales et de grandir.

Les résultats ne constituent qu'une photo à un moment donné. Se situant à la croisée de très nombreux facteurs, ils ne disent pas si le jeune est “bon” ou “mauvais”, s'il est compétent ou pas, équilibré ou non et ne laissent surtout pas présager l'avenir sportif de l'enfant. Le podium n'est que la “cerise sur le gâteau” ; on peut s'en passer sans dénaturer le goût.

Le goût, c'est la glisse, les copains, la nature, les progrès, les acquisitions, les compétences...

Et en cas de contre-performance ? N'invoquez pas la malchance, le matériel, le concurrent qui a poussé, une petite blessure, une carabine mal réglée... ; une quelconque “magie” qui aurait fait un croche-pied au jeune.

Savoir gérer un échec fait parti de la formation de l’athlète : savoir que ça peut arriver, l'utiliser pour apprendre et progresser, savoir ne pas se démobiliser face aux pressions des autres, des résultats, de soi-même, savoir en discuter, savoir demander de l'aide ou un conseil à l'entraîneur ou à quelqu'un d'autre (car tout ceci n'est pas toujours facile à faire), savoir ne pas tout “investir” sur une compétition, prendre de la distance … savoir développer un discours “vrai” pour expliquer une “mauvaise” performance.

 

28/07/13

AUTOUR DE L'ENTRAÎNEMENT

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